Chercheur en robotique
Il mène des travaux de recherche sur les robots (mouvement et autonomie, interaction avec les humains, apprentissage…) dans un laboratoire public ou dans le service R&D d'une entreprise, et en publie les résultats.
Le métier en bref
Le chercheur en robotique fait progresser les connaissances sur les robots : comment ils se déplacent, perçoivent leur environnement, manipulent des objets, apprennent ou travaillent aux côtés des humains. Le GdR Robotique, groupement de recherche créé en 2007 par le CNRS, organise par exemple ses travaux autour de thèmes comme « Mouvement et autonomie », « Humains et robots » ou « Données et modèles ». Plus de 2 500 chercheurs et ingénieurs d’établissements publics et privés en sont membres, et son annuaire recense 49 laboratoires de robotique, dont des équipes du CEA et de l’Inria.
Il n’existe pas de fiche officielle « chercheur en robotique » au sens large. Cette page s’appuie sur la fiche Onisep « Chercheur en robotique médicale », la plus proche, sur la fiche Onisep « Roboticien », et sur la fiche France Travail « Ingénieur de recherche scientifique » (code ROME K2402), dont les appellations officielles incluent « Roboticien de la recherche scientifique ».
Missions principales
- Mener des travaux de recherche et en diffuser les résultats auprès de la communauté scientifique, des institutions et des entreprises (France Travail).
- Passer par la modélisation et la simulation, puis construire des prototypes, les tester et les améliorer (Onisep).
- Publier des articles, participer à des colloques et donner des conférences (Onisep).
- Rédiger des dossiers pour trouver des financements (Onisep).
- Collaborer avec des équipes de recherche publiques ou privées, dans le cadre de transferts de technologies ou de projets de recherche et développement ; formaliser des brevets (France Travail).
- À l’université, enseigner et encadrer les travaux des doctorants et des étudiants de master (Onisep, enseignant-chercheur).
Le quotidien
Selon l’Onisep (fiche robotique médicale), il faut compter au moins 3 ans entre le démarrage d’un projet et les premières publications, et les recherches engagées n’aboutissent pas toujours. Le travail se fait en équipes pluridisciplinaires, souvent internationales, avec des échéances régulières (rendus de projets, articles, colloques) et des déplacements en France et à l’étranger. L’avancée des travaux dépend aussi des crédits alloués au projet.
Accès
L’Onisep indique 5 ans d’études après le bac pour un diplôme d’ingénieur ou un master, et 8 ans au total pour un doctorat, nécessaire notamment pour rejoindre la recherche ou devenir enseignant-chercheur. France Travail précise qu’une thèse de doctorat est souvent requise pour les postes de recherche avancée. Les concours de chercheurs du CNRS sont ouverts aux titulaires d’un doctorat, sans condition d’âge ni de nationalité.
Selon l’Onisep, le doctorat dure 3 à 4 ans en sciences exactes, dont l’ingénierie. L’accès aux postes de chercheur public est sélectif : le nombre de postes est limité et passe par des concours. France Travail classe d’ailleurs la difficulté de recrutement pour le ROME K2402 comme « faible » (données France Travail et Dares, 2025).
Bon à savoir : la thèse Cifre
La Cifre (convention industrielle de formation par la recherche) est un dispositif dont le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace a confié la mise en œuvre à l’ANRT. Une entreprise recrute en CDI ou en CDD un diplômé de niveau master et lui confie une mission de recherche qui devient le sujet de sa thèse. Le doctorant partage son temps entre l’entreprise et un laboratoire académique. L’entreprise reçoit une subvention annuelle de 14 000 € (ANRT).
Repères de salaire
- Pendant la thèse : contrat doctoral de 2 300 € brut par mois (Onisep, mars 2026). En Cifre, le salaire d’embauche est d’au moins 27 600 € brut par an à partir de 2026 (ANRT).
- Débutant : entre 2 038 € et 3 500 € brut par mois (Onisep, chercheur en robotique médicale).
- Au CNRS (grilles au 1er janvier 2025, traitement hors primes) : un chargé de recherche de classe normale débute à 2 358,01 € brut par mois et atteint 4 110,52 € en fin de grade ; un directeur de recherche peut aller jusqu’à 6 566,99 € brut par mois. S’y ajoute une prime de recherche de 4 200 € par an.
- Offres d’emploi : 80 % des offres déposées à France Travail pour le ROME K2402 proposent entre 2 050 € et 3 768 € brut par mois, tous niveaux d’expérience confondus (2e trimestre 2026). Ce ROME couvre toute la recherche scientifique, pas seulement la robotique.
- Aucune source officielle ne publie de chiffre propre aux chercheurs en robotique confirmés du secteur privé.
Évolutions possibles
Au CNRS, les concours recrutent des chargés de recherche et, à un niveau plus avancé, des directeurs de recherche ; selon l’Onisep, un chercheur peut viser un poste de directeur de recherche après quelques années. À l’université, l’habilitation à diriger des recherches (HDR) permet de diriger des thèses et de postuler comme professeur des universités ; avec l’expérience, on peut prendre la responsabilité d’une équipe ou diriger une unité de recherche (Onisep). Dans le privé, selon l’Onisep, un chercheur expérimenté peut viser un poste de chef de département robotique.
Sources
- Onisep — Chercheur / Chercheuse en robotique médicale
- Onisep — Roboticien / Roboticienne
- Onisep — Enseignant-chercheur / Enseignante-chercheuse
- Onisep — Le doctorat (publié le 6 mars 2026)
- France Travail — Fiche métier Ingénieur / Ingénieure de recherche scientifique (MétierScope, ROME K2402)
- France Travail, Data Emploi — Description du métier ROME K2402 (appellations)
- CNRS Carrières — Rémunération des fonctionnaires (grilles au 1er janvier 2025)
- CNRS Carrières — Concours externes des chercheurs
- ANRT — Le dispositif Cifre
- GdR Robotique (CNRS) — Accueil
- GdR Robotique (CNRS) — Annuaire des laboratoires
Sources consultées le 5 novembre 2026.
Autres métiers
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